Le RN : Marine Le Pen ou Jordan Bardella ?

Au Rassemblement National, la question du candidat divise. Marine Le Pen, condamnée à l'inéligibilité en mars 2025 mais en appel, pourrait finalement se représenter si la décision est cassée. Sinon, c'est Jordan Bardella, président du parti depuis 2022, qui portera les couleurs du parti.

Les deux profils sont très différents : Le Pen incarne l'expérience et l'ancrage populaire, Bardella la jeunesse et la modernité TikTok. Les sondages donnent les deux à environ 33-35% au premier tour — un niveau historique. Le RN est favori des sondages depuis fin 2024.

Le bloc central : Attal, Philippe, Darmanin

Côté majorité présidentielle, la compétition pour la candidature unique s'annonce rude. Trois noms dominent : Gabriel Attal (Renaissance), Édouard Philippe (Horizons), et Gérald Darmanin (ex-LR ralliement).

Édouard Philippe bénéficie de la meilleure cote de popularité (48% de favorables selon l'Ifop). Gabriel Attal a l'avantage de la jeunesse et du positionnement central. Darmanin vise un électorat plus conservateur. Une primaire interne est évoquée pour trancher au printemps 2026.

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La gauche : Mélenchon, Glucksmann, Ruffin ?

À gauche, la situation est complexe. Jean-Luc Mélenchon, 75 ans en 2027, a annoncé sa candidature officielle en juin 2025. Mais LFI est fragilisée par des départs et l'aile modérée ne le soutient plus. Son score estimé : 13-15%.

Face à lui, Raphaël Glucksmann (Place Publique) apparaît comme le candidat d'une gauche modérée rassembleuse. Son score européen 2024 (13,8%) en fait un candidat crédible. François Ruffin, ex-LFI, prépare une candidature populaire indépendante. La division pourrait coûter cher à la gauche.

La droite : Wauquiez, Retailleau, Maréchal

Les Républicains peinent à émerger face au duopole RN-bloc central. Laurent Wauquiez, nouveau chef du parti, porte une ligne dure (immigration, sécurité, souveraineté européenne modérée). Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, incarne la droite d'autorité.

À l'extrême droite, Marion Maréchal (Reconquête) vise 5-7%. Éric Zemmour pourrait aussi se représenter. Mais l'espace politique à droite de la droite est saturé par un RN en forme olympique.

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Les écologistes : Marine Tondelier candidate

Marine Tondelier, secrétaire nationale d'EELV depuis 2022, est la candidate naturelle des écologistes. Son ancrage dans le Nord (Hénin-Beaumont, face au RN) lui donne une crédibilité populaire. Son score visé : 6-8%.

Les écologistes devront composer avec la concurrence de Glucksmann (centre-gauche vert) et de la gauche radicale sur l'écologie punitive. La bataille pour la « vraie écologie » sera vive. Les sondages la donnent entre 4 et 6% pour l'instant.

Les autres candidatures

Plusieurs candidatures mineures sont attendues : Fabien Roussel (PCF, ~2%), Philippe Poutou (NPA, ~0,5%), Nathalie Arthaud (LO, ~0,5%). À l'extrême droite, Nicolas Dupont-Aignan (DLF) cherche encore ses 500 parrainages.

Surprise possible : la candidature d'un outsider médiatique. On évoque Hugo Décrypte, Cyril Hanouna, ou un ancien ministre repenti. Rien d'officiel à ce jour, mais la piste est explorée par plusieurs agents politiques.

Les sondages à un an du scrutin

Au 1er avril 2026, la moyenne des sondages donne : RN (Le Pen/Bardella) 33%, bloc central (Attal/Philippe) 19%, Mélenchon 14%, Glucksmann 12%, Wauquiez 8%, Maréchal 5%, Tondelier 4%, autres 5%.

Le second tour le plus probable oppose Marine Le Pen/Bardella au candidat central. Les sondages du second tour donnent pour l'instant RN et centre au coude-à-coude (51-49), avec un avantage variable selon les enquêtes. Le scrutin 2027 sera serré.